ARTletter may 2010 : new exhibitions, new artist

May 15th, 2010

ESPACE I

LESLIE’S ARTGALLERY has the pleasure to invite you to the opening reception of the exhibition featuring  the french artist Sarah Bourdarias at the gallery in Bridel on thursday 20th May 2010 at 7 p.m.

The artist will be present at the opening reception. The exhibition will last at the gallery until the 12th June 2010.

We look forward to seeing you in the gallery,

Leslie Barnig

Invitation

Sarah Bourdarias « Sans Titre », 2009 ;  oil and acrylic on canvas, 170 cm x 150 cm

Sarah Bourdarias « Sans Titre », 2009 ; oil and acrylic on canvas, 170x150 cm

Sarah Bourdarias was born in France in 1976.
She lives and works in Strasbourg, France.

See more about this artist : (click the link)
http://www.lesliesartgallery.eu/sarah_bourdarias/

Read the press releases : (click the link)
http://www.lesliesartgallery.eu/blog/?cat=6&tag=sarah-bourdarias

See the photos of the last opening receptions : (click the link)
http://www.lesliesartgallery.eu/blog/?cat=37&tag=sarah-bourdarias

Portrait #Sarah Bourdarias

ESPACE II

Laurent Rabier

Symptômes d’espaces


The french artist Laurent Rabier shows his paintings in Espace 2 of the gallery from the 20th May until the 30st July 2010.
L’artiste français Laurent Rabier expose ses oeuvres en Espace 2 de la galerie du 20 mai jusqu’au 30 juillet 2010.

Laurent Rabier « Gaswerk », 2008 ;  oil on canvas ; 130x100 cm

Laurent Rabier « Gaswerk », 2008 ;oil on canvas ; 130x100 cm

Au départ, des monticules de boîtes

Laurent Rabier utilise très souvent des emballages médicaux comme matériaux de ses constructions préparatoires. Outre le fait que ces boîtes permettent d’introduire des ruptures d’échelle au sein de l’oeuvre avec leurs codes visuels simples sans effet superflu, leurs couleurs saturées et leurs lettrages lambda, elles sont également un moyen pour lui d’évoquer l’individu sans le montrer. Paradoxalement, celui-ci est omniprésent dans son travail mais en creux, le corps devient générique, échalassé, et régulé chimiquement.

De ces emballages standardisés pour les masses naîtront des ensembles architecturés complexes, des images tamisées du réel. Ces “des-constructions” de carton constituent l’étape principale de son processus de travail. C’est à ce moment précis que Laurent Rabier organise à partir d’un point de vue fixe tous les constituants qui formeront la future peinture. Après avoir été contracté, l’espace construit se dilatera picturalement sur la surface de la toile. L’espace peint renvoie à l’espace construit qui renvoie lui-même à un quelque part du réel. Le réel imprime donc son enveloppe en mues de carton, constructions désincarnées que « vascularisera » ensuite la peinture, véritable reflet, traduction peinte de ces espaces bricolés.

Certaines peintures oscillent entre théâtralité et planéité, la plupart d’entre elles sont du côté de la surface : D’une part la surface fragile des choses dont le décor constitue un leitmotiv. Et d’autre part la surface comme espace littéral où coexistent parfois sur un même plan la boîte de médicament et la toile.